Notice biographique

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Jonathan Lamy (Beaupré) est un poète multidisciplinaire, performeur, promoteur, animateur, conseiller, conférencier, chercheur et critique, né à Montréal en 1980. Sa conjugue la poésie sonore, la poésie-action, la vidéopoésie et l’intervention dans l’espace public.

Écrivant depuis l’adolescence, entre autres pour le groupe métal dans lequel il joue de la batterie, il a produit à partir de 1998 cinq recueils en auto-édition, dont Ces distorsions sexuelles et Urine d’usine. Depuis le début des années 2000, il fait paraître des poèmes dans Steak hachéMain blancheExitLapsusJet d’encreEctropionEstuaireFermailleArt Le SabordLes écrits et Possibles. Son premier recueil, intitulé Le vertige dans la bouche et publié par les Éditions du Noroît, est lancé en 2005. Deux autres titres sont parus chez le même éditeur : Je t’en prie (en 2011) et La vie sauve (en 2016, qui a remporté le Prix Émile-Nelligan). Il a fait paraître des traductions de poèmes dans Jet d’encre, MoebiusPoème sale et Exit. Certains de ses textes poétiques ont pour leur part été traduits en anglais et en mandarin. Il en a aussi écrit des poèmes pour le documentaire de création Un amour d’été, réalisé par Jean-François Lesage et qui a remporté le Grand prix des Rencontres internationales du documentaire de Montréal en 2015.

Il a dirigé une anthologie couvrant 30 ans de publications littéraires étudiantes à l’UQAM, un numéro de Voix et images sur Denis Vanier (avec Simon Harel, 2006) et un numéro de Jet d’encre sur Josée Yvon (avec Amélie Aubé Lanctôt, 2012). De 2013 à 2016, il a fait partie du comité de rédaction d’Inter, art actuel, assumant la direction des numéros «Avant l’œuvre: partitions et préparatifs» (automne 2014) et «Affirmation autochtone» (hiver 2016). En 2015, il se joint à l’équipe d’Exit, revue de poésie, pour laquelle il a piloté les dossiers «La vidéopoésie au Québec» (no.81, 2015), «La poésie écossaise» (no.83, 2016) et «Hochelaga-Maisonneuve» (no.90, 2018). Depuis 2013, il travaille également comme conseiller littéraire pour Mémoire d’encrier.

Jonathan Lamy a pris part à un grand nombre de lectures publiques depuis 2000, intégrant souvent de la poésie sonore, des chants de gorge ou des respirations rythmées dans ses prestations, qui convoquent parfois la participation du public. Il a lu ses textes lors d’événements à l’UQAM, dans d’autres universités (McGill, Ottawa, UQAC) et des cégeps (Vieux-Montréal, Maisonneuve, Édouard-Montpetit), ainsi qu’à plusieurs soirées à Montréal, Québec, Saint-Hyacinthe, Hull, Trois-Rivières, St-Venant-de-Paquette, Sherbrooke, Chicoutimi, Granby, Joliette et Notre-Dame-des-Prairies. Il a été invité à différents festivals : Voix d’Amériques, Marché de la poésie de Montréal, L’écho d’un fleuve, OFF-FIL, Rencontre internationale d’art performance de Québec, OFF Festival de poésie de Trois-Rivières, Métropolis bleu, Lire Montréal, Festival de la poésie de Montréal, Festival international de la littérature, Dans ta tête, VerseFest (Ottawa) et au Festival acadien de poésie. Il a également lu ses poèmes en France, au Printemps des poètes à Lyon et Grenoble en 2012, puis à Paris dans le cadre du Festival franco-anglais de poésie l’année suivante. En 2015, il a pris part au Printemps des poètes à Nanjing (en Chine), aux Nuits amérindiennes à Port-au-Prince (en Haïti) et au Edinburgh International Book Festival (en Écosse, où il est retourné en 2016 pour participer au cabaret Rally & Broad à Édimbourg et à Glasgow). En 2017, il a pris part aux Rendez-vous littéraires au Sénégal et au Mile End Poets’ Festival. En 2018, il était le poète résident pour la première édition de Joliette, résidence poétique.

Il affectionne particulièrement lire et performer dans l’espace public, ce qu’il a eu l’occasion de faire lors d’événements des Productions Arreuh, de Peristyle nomade, de Parcs vivants, de l’ATSA et de La rue de la poésie, de même qu’à la Place du Québec à Paris en 2013 devant une église à Eu, en Normandie, en 2018. Il a imaginé depuis 2009 différents dispositifs performatifs (ou «situations» de lecture) à l’usage d’un poète et d’un auditeur : Petit salon de coiffure-poésie, Trithérapie-poésie (un lit pour lire, un cabinet de consultation poétique et un bar à poèmes), Petit papa poème et Poésie-massage. Il a poursuivi dans la voie d’une poésie d’extrême proximité avec la poésie-câlin et la poésie sonore / sculpture humaine. Il a aussi créé des performances participatives, dont Destruction d’un manuscrit, Bricolivre et Prescriptions poétiques, visant à détourner le manuscrit, l’objet-livre ou la poésie classique.

Promoteur de poésie et poète impliqué, il a organisé des happenings poétiques alors qu’il était étudiant au Cégep de Saint-Hyacinthe (1998-2000) et des événements alors qu’il travaillait à la Maison Paul-Émile-Borduas à Mont-Saint-Hilaire (2000-2003). À l’UQAM, il a remis sur pied la revue Lapsus, qu’il a coordonné de 2002 à 2004, avant de cofonder Erre d’aller, centre étudiant d’édition et de diffusion. En 2007, il crée avec Catherine Cormier-Larose les Productions Arreuh, qu’il a codirigées jusqu’en 2009, organisant notamment les séries de lecture La poésie prend les parcs. Il est aussi l’un des membres fondateurs du Collectif VX (2008-2012) et un des poètes impliqués dans le choix des textes et les activités de la Rue de la Poésie depuis sa création en 2012. Avec Michaël LaChance, il a co-organisé les 5e et 6e éditions d’Os brûlé. Il a travaillé comme responsable de la vidéopoésie pour la Maison de la poésie de Montréal en 2015 et 2016, en plus d’être le coordonateur de production du Festival de la poésie de Montréal 2016. Il a initié au début de 2017 l’organisme/mouvement La poésie partout.

Critique d’art et de littérature, il a écrit depuis 2003 des recensions de livres, principalement de poésie, pour les revues Main blanche, Moebius, EstuaireSpirale et Inter, art actuel, où il a également fait paraître des comptes rendus d’exposition et de soirées de performance. Il a rédigé des textes pour les pamphlets d’exposition de Richard Martel à la galerie Séquence et de Karoline Georges au Centre Expression. En tant que chercheur et essayiste, il a publié une trentaine de textes sur la poésie québécoise, la poésie et la performance, les pratiques performatives des Premières Nations et la littérature amérindienne. Ces articles sont parus dans différents périodiques (dont Figura, Inter, Temps zéro, Cultures-Kairós, JEU et Littoral), chez différents éditeurs (VLB, XYZ, Remue-ménage, éditions du passage et Nota Bene) et presses universitaires (Université du Québec, Ottawa, Cluj-Napoca, Rennes, Vincennes et Nancy).

Il a complété un baccalauréat et une maîtrise en études littéraires à l’UQAM, où il a également fait un doctorat interdisciplinaire en sémiologie et où il a travaillé comme assistant de recherche pour différents professeurs depuis 2003. Son mémoire (2006) porte sur la présence d’éléments amérindiens dans la poésie québécoise contemporaine et sa thèse (2012) est consacrée à la question du détournement des stéréotypes reliés aux Premières Nations dans l’art de performance et les pratiques performatives en poésie et en art actuel. Il a par la suite été chercheur postdoctoral au Centre interuniversitaire d’études sur les lettres, les arts et les traditions (CÉLAT) de l’Université du Québec à Chicoutimi, puis au Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ) de l’Université Laval. Il a bénéficié de bourses du FQRSC et du CRSH pour ses études doctorales et ses deux stages postdoctoraux.

Il a dispensé des charges de cours à l’UQAM (Histoire et esthétique de la poésie) et à l’UQAC (Écrivains amérindiens), en plus de donner plusieurs conférences et une quarantaine de présentations lors de colloques au Québec, ailleurs au Canada, ainsi qu’au Brésil, en Roumanie, en France, en Belgique et en Haïti. Il a contribué à l’organisation de quelques colloques où la recherche et la création entraient bien souvent en dialogue, dont Attention! écrivains méchants (2006), Paroles et pratiques artistiques autochtones au Québec aujourd’hui (2008), Où va la culture? (2010), Autour de Josée Yvon (2012) et Contre-culture: existences et persistances (2015). Il était responsable de la journée La poésie et les revues de création, lors du Marché de la poésie de Montréal 2010, et du colloque de Kwahiatonhk! Salon du livre des Premières Nations 2015, à Wendake. Il a aussi animé plusieurs entretiens, discussions, tables-rondes, ainsi qu’un grand nombre de lectures de poésie.

Poète à tout faire, il a également composé des affiches pour des événements, créé des blogues, accompagné quelques lectures à la batterie ou à la voix et agit à titre de régisseur, technicien de son et photographe. Allant et venant d’un rôle à l’autre parmi ceux que l’on peut jouer autour de la poésie, son approche multiple s’appuie sur une longue formation universitaire, tout en s’inspirant de sa carrière de papa et en conservant un esprit profondément Do it yourself.

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